Signature d’une nouvelle convention de partenariat pour soutenir les pêcheurs marocains face aux défis écologiques
Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Mohamed Sadiki, a récemment annoncé à Tanger la signature d’une nouvelle convention de partenariat. Cette convention unit le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, le ministère de l’Intérieur, le ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, l’Institut national de recherche halieutique et l’Office national des pêches pour apporter une aide précieuse aux pêcheurs confrontés à la rareté des ressources et aux dommages causés par les dauphins.

Depuis plusieurs années, les pêcheurs de petits poissons pélagiques le long des côtes méditerranéennes marocaines doivent faire face à une double menace : la diminution des stocks due à la surpêche et les attaques du grand dauphin, localement appelé “negru”. Les années de pêche excessive, où les sardiniers pouvaient effectuer jusqu’à trois marées par jour, ont contribué à l’épuisement des stocks, créant ainsi une situation de concurrence avec les grands dauphins. Ces derniers, en cherchant leur nourriture, endommagent les filets de pêche et provoquent la perte de grandes quantités de poissons capturés, impactant négativement l’économie des marins et des propriétaires de navires.

Les pêcheurs pensent que cette situation résulte de l’augmentation de la population de grands dauphins. Cependant, il s’agit d’une population sédentaire vivant près des côtes, et il est peu probable que leur nombre ait soudainement augmenté en raison de l’effondrement des stocks de poissons. Le grand dauphin est protégé par plusieurs conventions internationales, notamment l’Accord sur la conservation des cétacés de la mer Noire, de la Méditerranée et de la zone atlantique adjacente (ACCOBAMS), que le Maroc a ratifié le 13 mai 1999.
Conscients de la nécessité de trouver une solution appropriée pour atténuer les impacts économiques et sociaux de ce phénomène, les parties à cette convention ont décidé d’adopter une approche solidaire. Elles vont acquérir des filets tournants résistants aux attaques du grand dauphin pour les navires de pêche des petits poissons pélagiques, réduisant ainsi les pertes économiques et sociales des pêcheurs et protégeant l’environnement marin et le grand dauphin.

Cependant, cette initiative, bien que louable, ne suffira pas à elle seule à corriger la situation si les principes de base de la pêche responsable ne sont pas strictement respectés. Le lobby des chalutiers continue de pêcher dans les zones marines protégées, souvent en éteignant leur système de surveillance des navires (VMS), démontrant ainsi la persistance de comportements destructeurs hérités de la période d’occupation espagnole, avant l’adoption de pratiques de pêche responsable.
Chez AGIR, nous ne demandons pas des mesures drastiques, mais simplement l’application stricte des lois en vigueur pour protéger les ressources marines. Il est crucial de faire respecter les zones marines protégées et d’assurer que les chalutiers opèrent de manière transparente et responsable. Si les pratiques de pêche non durables continuent, les efforts pour atténuer les conflits entre les pêcheurs et les dauphins seront vains. La mise en œuvre de cette convention doit être accompagnée d’une gestion rigoureuse et d’un engagement ferme envers la durabilité pour réellement améliorer la situation des ressources marines et la viabilité économique des communautés de pêcheurs.

Ce chalutier , devrait être à plus de 2 à 3 miles de la côte , (c.ad : à plus de 4 à 6 km selon la loi marocaine tout court de la côte ) ; alors qu’ils De plus, dans le cadre de l’objectif 30×30 de la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes d’ici 2030, le Maroc doit respecter ses engagements pour contribuer à la conservation des océans et de ses propres ressources. Il est impératif de protéger ces écosystèmes marins non seulement pour les générations actuelles, mais aussi pour les générations futures. La préservation des ressources marines est essentielle pour assurer un avenir durable et prospère pour tous.
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